Gilbert de Keyser  la filiere equestre

 

 

Définition de l’activité

Plusieurs types de dressage existent en fonction de différentes pratiques : par exemple, les camarguais, les westerners, les portugais. En tout état de cause, la seule façon de trouver un emploi de cavalier d’entraînement au dressage est d’être un cavalier de haut niveau équestre. Pour atteindre cet objectif, il faut aborder la pratique de l’équitation de façon très classique, puis selon différents modes de monte.

Le plus ancien traité équestre remonte à 430 ans avant Jésus Christ ; il fut rédigé par l’historien grec Xénophon. En 1532, Fédérico Grisone fonde la première école d’équitation martiale. Antoine de Pluvinet de la Baume introduit la haute école mais celle-ci s’institutionnalise sous le règne du Roi-Soleil. Au XVIIIe siècle, le directeur du manège royal, Antoine Robichon, dit la Guérinière, établit les règles de l’académie équestre, donnant naissance à la doctrine équestre de l’école française reprise ensuite par l’école espagnole de Vienne et dans le monde entier. Le Cadre noir apparaît en prolongement de l’école de Versailles avec à sa tête Jacques d’Auvergne qui s’installe à Saumur en 1763 et qui crée dans cette ville l’Ecole d’application de la cavalerie.

Fédération concernée par la formation

La Fédération française d’équitation (FFE)

Condition d’accès

L’apprentissage de l’équitation n’est pas aujourd’hui une activité professionnelle. Pourtant, les bases de métier tel le brevet professionnel JEPS, le DE JEPS, ou le DES JEPS passent par l’équitation. En effet, le monitorat se compose d’une partie « sportive » dispensée par les cadres du Ministère de la Jeunesse et des Sports au sein des Centres régionaux d’éducation physique et sportive (CREPS), d’une partie technique dispensée par la FFE, par le canal des centres équestres agréés ou encore l’Ecole nationale d’équitation (ENE) à Saumur.

Diplôme

Il existe aujourd’hui des diplômes professionnels équestres de dressage, le BP JEPS, le DE JEPS et le DES JEPS.

Formation

La première partie de la vie du cheval est le débourrage du cheval. Il s’agit de l’amener à supporter la selle et le cavalier. Ensuite, on apprendra au cheval comme au cavalier les rudiments de l’équitation : avancer, s’arrêter, tourner à droite et à gauche. Puis, plus finement, il s’agira d’utiliser les aides : naturelles, artificielles ou complémentaires. Ensuite, les premiers pas, savoir marcher est fondamental, puis le trot et enfin le galop. Au fur et à mesure, la progression du cavalier est marquée par le passage des galops, du premier au neuvième, qui va du débutant au cavalier de dressage, en basse école ou en haute école.

La technique de l’équitation

Les aides peuvent agir, résister, céder. Même si l’on parle de jambe isolée, l’autre jambe et d’autres aides facilitent ou renforcent l’action. Les mains agissent simultanément ou séparément. Toutefois, même pour une rêne d’ouverture, l’autre main participe à l’action. Les jambes interviennent pour stimuler l’impulsion, augmenter le mouvement en avant, engager le déplacement latéral et contrôler les hanches. Enfin le poids du corps, par l’intermédiaire de l’assiette agit sur l’équilibre du cheval. Il ne faut pas oublier la voix qui est un élément important du dressage. Les aides naturelles sont les jambes, les mains, l’assiette et la voix ; les aides artificielles sont la cravache, les éperons ; les aides complémentaires, les enrênements.

Les concours de dressage

Le concours de dressage est orchestré comme un ballet. L’objectif du dressage est l’obtention d’une harmonie totale entre le cavalier et le cheval. La tenue de l’un et de l’autre doivent être soignées pour affronter le jury des concours qui va donner des appréciations sur l’élégance du couple, son aisance, l’impulsion de la monture, la précision des allures, l’assiette et l’équilibre du cavalier, l’emploi des aides. Le cheval doit être soumis mais pas contraint. Il ne doit pas travailler sur la défensive. Les cavaliers sont regroupés en catégories. Sept reprises de difficultés différentes sanctionnent les niveaux : rencontres locales, régionales ou nationales, prix saint Georges, Grand prix et Grand prix spécial. Enfin les reprises « Kûr » sont des chorégraphies où le cavalier évolue sur une musique choisie.

Point de vue : le dressage est une des disciplines majeures de l’équitation. De plus en plus, on trouve souvent dans les manifestations nationales ou régionales, des concours ou des spectacles de dressage ; le Cadre noir se montre volontiers en spectacle. Cette activité équestre est très prisée si l’on en juge l’engouement du public. Le dressage est en tout l’accomplissement équestre par excellence.

   
   
   
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