Gilbert de Keyser  la filiere equestre

 

 

Définition : Le décret n°2016-527 du 27 avril 2016 réforme le brevet professionnel de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et du Sport (BPJEPS). Le BPJEPS en 4 UC a été validé par la Commission paritaire consultative (CPC) des métiers du sport et de l'animation du 16 avril 2015. Le présent décret entre en vigueur le 1er janvier 2016. Il est applicable aux spécialités du brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport (BPJEPS), au diplôme d'Etat de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport (DEJEPS) et au diplôme d'Etat supérieur de la jeunesse de l'éducation populaire et du sport (DESJEPS) existant avant son entrée en vigueur. Il entrera finalement en action à compter du 1er janvier 2017. Le BPJPS sera délivré au titre de deux spécialités : la spécialité “animateur”, la spécialité “éducateur sportif”, dans laquelle entre toutes les activités équestres (voir les options)

Organisation : L'habilitation est prononcée pour 5 années sur la base d'un cahier des charges qui se compose d'une partie relative à l'organisme de formation et d'une seconde partie relative au diplôme préparé. Le cahier des charges s'appuie les textes existants relatifs à la formation professionnelle et en particulier un décret qualité en cours d'examen. Les principes de reconduction, retrait et de suspension de l'habilitation sont prévues. L'ensemble de ces dispositions vont faire l'objet d'un décret en conseil d'Etat qui viendra modifier le code du sport (D 212-20 à D 212-34 et R 212-29 à R 212-32 et A 212-30 à A 212-33). Ces projets de textes ont été adoptés à l'unanimité. Le travail doit se poursuivre par l'examen des arrêtés fixant les référentiels professionnels, les référentiels de certification, les équivalences, les mesures transitoires du nouveau BPJEPS.

Contenus : Deux unités transversales, quelle que soit la spécialité :

UC1 : Encadrer tout public dans tout lieu et toute structure.
   – OI 1-1 : Communiquer dans les situations de la vie professionnelle
   – OI 1-2 : Prendre en compte les caractéristiques des publics dans leurs environnements dans une démarche d’éducation à la citoyenneté
   – OI 1-3 : Contribuer au fonctionnement d’une structure

UC2 : Mettre en œuvre un projet d’animation s’inscrivant dans le projet de la structure
   – OI 2-1 : Concevoir un projet d’animation
   – OI 2-2 : Conduire un projet d’animation
   – OI 2-3 : Évaluer un projet d’animation

Deux unités spécifiques à la mention (Equitation par exemple), l’une d’entre elles étant spécifique à une éventuelle option (équitation de travail par exemple) :

UC3 : Conduire une séance, un cycle d’animation ou d’apprentissage dans le champ de la mention
   – OI 3-1 : Concevoir la séance, le cycle d’animation ou d’apprentissage
   – OI 3-2 : Conduire la séance, le cycle d’animation ou d’apprentissage
   – OI 3-3 : Évaluer la séance, le cycle d’animation ou d’apprentissage

UC4 : Mobiliser les techniques de la mention ou de l’option pour mettre en œuvre une séance, un cycle d’animation ou d’apprentissage.
   – OI 4-1 : Conduire une séance ou un cycle en utilisant les techniques de la mention ou de l’option
   – OI 4-2 : Maîtriser et faire appliquer les règlements de la mention ou de l’option
   – OI 4-3 : Garantir des conditions de pratique en sécurité

« La validité d'une unité capitalisable est de cinq ans.

« Art. R. 212-10-7.-Dès lors que le candidat justifie de la possession de la totalité des unités capitalisables en état de validité, quel qu'en soit le mode d'acquisition, le directeur régional de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, seul ou, lorsque l'arrêté du diplôme le prévoit, conjointement, délivre, conformément à l'article R. 212-10-6, le diplôme dans la spécialité, la mention considérée, l'option quand elle existe ou le certificat complémentaire.

« Art. R. 212-10-17.-Des exigences préalables à l'entrée en formation permettant de vérifier le niveau des personnes désirant suivre la formation et définies par l'arrêté de spécialité, de mention, d'option ou de certificats complémentaires peuvent être requises pour accéder aux formations prévues aux articles D. 212-24, D. 212-27, D. 212-40, D. 212-43, D. 212-56 et D. 212-59.  « Des tests d'exigences préalables peuvent être prévus pour vérifier ce niveau.

Formation : Les candidats devront suivre une formation d’une durée minimale de 900 heures dont 600 heures en centre. Le parcours à l’entrée en formation, est défini par l’organisme de formation à l’issue du positionnement. Celui-ci pourra permettre d’individualiser les parcours de formation par des contenus et des durées adaptés.

Evaluation certificative : L’examen composé d’épreuves ponctuelles sera supprimé. Le texte remplace les unités capitalisables complémentaires et les certificats de spécialisation par des certificats complémentaires, qui attestent de compétences professionnelles répondant à un besoin spécifique et respectant les mêmes exigences que celles fixées pour le diplôme. Ces certificats complémentaires pourront être associés au BPJEPS et délivrés dans les mêmes conditions que celles qui figurent dans le diplôme.

Pour valider les unités capitalisables 1 et 2, les candidats devront produire un document écrit personnel explicitant la conception, la mise en œuvre et la réalisation d’un projet d’animation dans la structure d’alternance pédagogique. Document sur la base duquel sera conduit un entretien afin de vérifier l’acquisition de leurs compétences. Une ou deux épreuves dont l’une au moins consiste en une mise en situation professionnelle. Si le candidat ne valide pas une unité, il pourra de nouveau la présenter lors d’une seconde session d’évaluation au cours de la session de formation

Epreuve certificative de l’UC 4C option « équitation d’extérieur »

L’épreuve porte sur les niveaux et/ou publics et/ou activités suivants :
- cavaliers de tout niveau préparant une sortie en extérieur ;
- cavaliers préparant les examens fédéraux galops de pleine nature ou une compétition de TREC ((techniques de randonnée équestre de compétition) ;
- nombre de cavaliers : minimum 2, maximum 5.

1° Mise en situation professionnelle

Les évaluateurs précisent le thème, le niveau et le public au candidat. Le(la) candidat(e) dispose de 40 minutes pour préparer la séance d’enseignement, aménager l’aire d’évolution en privilégiant les situations en terrain varié, et prendre en charge les cavaliers. Le(la) candidat(e) conduit tout ou partie d’une séance d’enseignement pendant 15 minutes minimum et 20 minutes maximum. Cette séance fait l’objet d’un entretien de 10 minutes au maximum portant sur le déroulement de la séance et la maîtrise par le(la) candidat(e) des techniques des activités équestres. Cet entretien se déroule à l’issue de la démonstration technique ci-dessous. Dans le cas d’une dispense de la démonstration technique, cet entretien se déroule alors à l’issue de la séance.

2° Démonstration technique

A l’issue de la séance figurant au point 1, le (la) candidat(e) propose une analyse argumentée de la cavalerie et choisit un équidé avec lequel il/elle réalise une démonstration technique commentée permettant soit de :
- illustrer l’un des objectifs techniques de la séance,
- proposer un travail visant à remédier à un problème rencontré par un cavalier lors de la séance.

Equivalences :

  • Le titulaire de l’une des spécialités du BPJEPS existantes avant l’entrée en vigueur de ces nouvelles dispositions obtiendra de droit les nouvelles unités capitalisables 1 et 2 du diplôme.
  • Le titulaire d’au moins trois des quatre UC transversales actuelles (UC 1, UC 2, UC 3, UC 4), quel qu’en soit le mode d’acquisition, obtiendra de droit les UC 1 et UC 2 du nouveau BPJEPS.
  • Le titulaire d’au moins trois des six unités capitalisables de l’actuel diplôme (UC 5, UC 6, UC 7, UC 8, UC 9 et UC 10), en état de validité et quel qu’en soit le mode d’acquisition, pourra obtenir, lorsque l’arrêté définissant les mentions de la spécialité “éducateur sportif” le prévoit, une ou les deux unités capitalisables spécifiques de la mention (UC 3 et UC 4). Pour ce faire, il devra adresser une demande, accompagnée d’un dossier relatif à son expérience et à ses qualifications, au directeur régional de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion sociale, qui lui délivrera alors une ou les deux unités capitalisables, sur proposition du jury de mention.

Avis personnel : « Enfin, on revient à un diplôme et une formation intelligente et pratique. On pourrait dire que l’on revient au BEES 1 mais en plus light. Les deux options sont parfaites, et l’on pourrait dire que la liberté est donnée au candidat de choisir un métier d’animateur ou d’éducateur sportif, sauf en équitation, qui reste éducateur sportif. On lui demande donc de posséder assez de pédagogie et de connaissances pour transmettre les bases équestres. Ne parlons plus du tourisme équestre, qui dans le cadre de l’équitation sportive était une hérésie. Cette idée est morte puisque la loi parle d’équitation d’extérieur et plus du tout de tourisme équestre. Il existe plusieurs formations et diplômes pour ce métier (ATE, CQP ASA et CQP ORE) En tout état de cause, ce nouveau BP JEPS  est une bonne ouverture professionnelle pour ceux qui souhaitent devenir « moniteur d’équitation ».

Vous pouvez être aidé financièrement :

Agé(e) de moins de 26 ans : Contactez la Mission Locale de votre secteur. Prévoir 2 à 3 RDV avant de pouvoir prétendre à une aide (chèque qualification Région, PRF (Programme Régional de Formation), FAJ (Fonds d’Aide aux Jeunes), emplois d’avenir …etc).

Sans emploi : Pour les demandeurs d’emploi non-inscrits, il est impératif de vous inscrire à Pôle Emploi et de demander à rencontrer un Conseiller. Différents dispositifs peuvent être mis en place : Chèque Qualification Région, PRF (Programme Régional de Formation), actions conventionnées, AIF (Aides Individuelles à la formation), contrats aidés, CPF (Compte personnel de formation).

Allocataire du RSA ou bénéficiaire d’autres minima sociaux (il vous faut prendre contact avec votre référent RSA ou votre assistante sociale). Aide possible du Conseil Général (FAJ (Fonds d’Aide aux Jeunes)…etc).

Salarié :(en CDI – CDD) : Vous devez informer votre employeur de votre projet et solliciter l’organisme auquel il cotise au titre de la formation professionnelle (en général il s'agit du FAFSEA) ou tout autre OPCA (Organisme Paritaire Collecteur Agréé).

Dirigeant et Travailleur indépendant : Vous pouvez solliciter l’organisme auquel vous cotisez au titre de la formation professionnelle (en général il s'agit du VIVEA). Si vous ne cotisez pas, vous devrez payer vous-même votre formation.

Sportif de haut niveau : Prenez contact avec l'IFCE, votre Fédération, votre Ligue, ou encore votre club.

   
   
   
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