Gilbert de Keyser  la filiere equestre

 

 

Définition du métier

Il ne s’agit pas d’un métier mais de plusieurs métiers car les chercheurs font des travaux dans des domaines très variés : celui des maladies, mais aussi l’éthologie, la pharmacologie ou l’environnement. La science au service des chevaux est en plein développement. Pour accéder à ces métiers, il faut suivre de longues études et les places sont rares. Un bon bagage scientifique est indispensable. Les trois voies habituelles passent par une école vétérinaire, une école d’ingénieur agronome ou des études universitaires sanctionnées par un doctorat d’Etat de sciences. Vous trouverez les informations sur ces différentes voies dans les pages correspondantes de ce livre. Nous ne traitons donc ici que des emplois exercés par les chercheurs après leur formation.

Ministères concernés par la formation

Les formations pour accéder à ces emplois relèvent du Ministère de l’Agriculture et de celui de l’Education nationale.

Conditions d’exercice par quelques exemples

Ces exemples soulignent la rareté des postes.

  • Le laboratoire d’analyse biologique de Châtenay-Malabry est spécialisé dans le contrôle anti-dopage. 35 personnes, pour la plupart pharmaciens ou universitaires, travaillent dans cet établissement privé. Le personnel de ce laboratoire est salarié par la Fédération nationale des courses françaises (FNCF). Plus de 20 000 prélèvements (dont 13 000 pour les courses et 700 pour les sports équestres) sont effectués par an, par des vétérinaires présents sur les hippodromes et les lieux de compétition.
  • L’Institut de pathologie du cheval est un organisme partagé en deux : l’AFSSA Dozulé est un service du Ministère de l’Agriculture, créé en 1992. Six scientifiques y travaillent (deux vétérinaires et quatre docteurs d’université en biologie cellulaire et biochimie). La vocation de cet institut est l’autopsie des chevaux (4 000 par an). Ces chercheurs travaillent également sur les maladies infectieuses ou parasitaires.
  • le Centre d’imagerie et de recherche sur les affections locomotrices (CIRALE) est animé par 6 personnes (4 vétérinaires encadrés par 2 enseignants de l’Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort). Le travail de ce centre est le diagnostic, la recherche et l’enseignement.

Formation

Pour devenir chercheur, la réussite au baccalauréat suivie de cinq, voire de huit années d’études universitaires, sont le minimum. Plusieurs formations sont possibles :

  • les écoles nationales vétérinaires (ENV) permettant de devenir docteur vétérinaire ;

  • des écoles spécialisées comme l’Etablissement national d’enseignement supérieur agronomique de Dijon (ENESAD) offrant une formation agronomique ;

  • la filière universitaire permettant la préparation d’une maîtrise (baccalauréat et 4 années d’études universitaires), suivie d’un diplôme d’étude approfondie - DEA - (baccalauréat et 5 années d’études universitaires). La sélection pour le DEA est sévère. La fin du cursus passe par la soutenance d’une thèse de doctorat d’Etat es sciences en pharmacie ou en biologie.

Diplôme

Ingénieur agronome, vétérinaire, doctorat de biologie, pharmacien.

Emplois

Des organismes peuvent offrir des postes de chercheurs : l’Institut national de recherche agronomique (INRA), en région parisienne comme en province (le centre de Tours par exemple), la station expérimentale des haras de Chamberet, le laboratoire central de Maisons-Alfort, les laboratoires des Ecoles nationales vétérinaires ou celui de l’Ecole nationale d’équitation. 

  • Centre d’enseignement zootechnique

  • Etablissement national d’enseignement supérieur agronomique (ENESAB)

  • Ministère de l’Agriculture et de Pêche (DGER) Bureau FORMINFO

  • Université de Rennes

  • Université de Paris XIII

   
   
   
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