Gilbert de Keyser  la filiere equestre

 

 

Définition du métier

Le travail de l’entraîneur de cheval de course est important dans la mesure où ce professionnel est celui qui connaît le plus le cheval. Il le soigne, assure son entraînement du matin, vérifie son aptitude et sa forme. Il le travaille en main et monté. Il s’occupe de l’état des ferrures et fait venir le vétérinaire lorsque c’est nécessaire. Il peut travailler des heures la musculature du cheval sans pour autant le faire courir. On peut devenir chef d’entreprise avec ce métier. Les propriétaires lui confient leurs chevaux et comptent sur son rôle de conseiller. Pour être entraîneur, des compétences plurielles sont indispensables : technicien, soigneur d’équidés, spécialiste des courses, être capable de gérer la carrière d’un cheval, posséder des relations humaines indéniables. L’entraîneur est rémunéré par les pensions des chevaux qu’il entraîne ; il reçoit un pourcentage sur les gains acquis dans les courses de chevaux.

Ministère concerné par la formation

Diplôme d’Etat délivré par le Ministère de l’Agriculture.

Condition d’accès à l’exercice de ce métier

Le candidat qui veut s’établir entraîneur à son compte doit être âgé de 21 ans au moins. On peut accéder à ce métier sans aucune formation préalable, mais pour obtenir la licence de trot, un stage d’une semaine est nécessaire. Pour obtenir des aides à l’installation, il faut posséder un diplôme de niveau IV.

Formation

Cette formation est dispensée par des écoles publiques (lycées agricoles ou centres de formation d’apprentis – CFA), ou par des écoles privées (maisons familiales). La durée de la formation est de 1820 heures, plus 12 semaines de stages. Le cycle d’étude est de deux ans par la voie scolaire et d’un an en classe spécifique.

Le cycle de préparation par la voie de l’apprentissage est de 600 heures en centre de formation d’apprentis ou en centre pour la formation continue. On peut suivre la formation par l’enseignement à distance.

Le candidat accède aux différentes formations présentées ci-après :

  • soit après la classe de 3e de collège ;

  • soit en étant titulaire d’un CAP ou d’un CAPA ;

  • soit en ayant suivi une formation complète préparant ces diplômes sans en être titulaire (ces diplômes ne sont pas obligatoires) ;

  • soit en étant titulaire d’un diplôme obtenu à l’issue d’un cycle de détermination des lycées (diplôme généraliste attestant du parcours de formation) ;

  • soit en justifiant d’un niveau de scolarité de seconde générale et technologique ou d’un an d’activité professionnelle à temps plein à l’entrée en formation.

La formation est assurée par modules généraux (expression, communication et langue française, langue étrangère, activités physiques, vie sociale, civique et culturelle, mathématiques et traitement de données), par modules professionnels (filière cheval, la matière et le vivant, connaissance du cheval) et par module de la spécialité (fonctionnements et résultats du système d’entraînement, conduite d’un processus d’entraînement et d’exploitation du cheval de course). Pour entraîner les chevaux de galop, il faut 200 heures de formation avec le niveau du BEPA et faire une semaine de stage pour la licence d’entraîneur de trot.

Diplôme

BEPA activité hippique, option entraînement du cheval de course. Ce diplôme de niveau V correspond à une formation et à un diplôme de base.

Emploi

On peut évidemment avoir accès à tous les emplois de soins ou d’entraînement. L’accès à l’emploi de directeur d’établissement équestre est aussi possible.

La demande d’une licence d’entraîneur public pour ce qui concerne les courses de galop et de trot est indispensable.

  • Association de formation et d’actions sociale des écuries de courses (AFASEC)

  • Centres de formation AFASEC

  • CFA du trot

 Point de vue : on confond facilement le titulaire du CAPA d’entraînement du cheval de compétition et l’entraîneur, chef d’entreprise. Le premier suit une formation de base effectuée à partir de 16 ans. Le second gère comme activité professionnelle une entreprise d’entraînement, à caractère agricole. Peu d’emplois sont disponibles à la clé des formations. Pourtant la formation est solide et la profession laisse apparaître un avenir favorable évident.

   
   
   
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