Gilbert de Keyser  la filiere equestre

 

 

Définition du métier

Le journalisme équestre n’offre que peu de places. De toute façon, pour parvenir à ces postes, la filière passe par des écoles de formation journalistique. Toutefois, la possession d’un diplôme n’est pas indispensable pour devenir journaliste et l'obtention de la carte de presse est essentiellement subordonnée aux sources de revenus car ceux-ci doivent être majoritairement issus du travail de presse.

Les médias de la presse ne sont plus limités au seul périodique imprimé : le journaliste peut intervenir à la radio ou à la télévision. Quelques expériences d’émissions de radio permettent de donner des informations techniques, de rencontrer des professionnels du cheval, de suivre les acteurs équestres lors de leurs divers déplacements. La télévision commence très sérieusement à s'occuper du monde du cheval. Malgré tout, la place des journalistes et des pigistes y est limitée.

Un syndicat pour la presse, le Syndicat national des journalistes, existe et une association, l’Association de la presse équestre française (APEF) regroupe les professionnels de la presse spécialisée pour le monde du cheval. Un autre syndicat  a vu le jour en 2013, créé par des journalistes non ancartés, spécialiste du monde équestre, le Syndicat National de la Presse Equestre (SNPE). 

Ministère concerné par la formation

Le ministère de l’Education nationale.

Condition d’accès à la formation
  • DEUG (entrée 21 ans) ou licence (23 ans avec un examen d'entrée) ;

  • DEUG ou diplôme équivalent (23 ans et concours d'entrée) ;

  • Maîtrise des sciences et techniques de journalisme et techniques de l'information (DEUG ou DUT).

Formation

1er exemple : le Centre universitaire d'enseignement du journalisme de Strasbourg (CUEJ)

Il forme en deux ans au métier de journaliste dans les secteurs de la presse, de la radio et de la télévision. Elle recrute sur concours après le DEUG. Le CUEJ organise une formation aux métiers du journalisme dans le cadre d'une maîtrise de sciences et techniques (MST). Diplôme national habilité par le Ministère de l'Education nationale, la MST de journalisme du CUEJ est l'une des 9 formations reconnues par la convention collective des entreprises de presse écrite et audiovisuelle. Elle vise à donner à de futurs journalistes les méthodes et les techniques de base de production et de traitement de l'information journalistique.

Depuis 1991, le CUEJ a mis en place une filière de troisième cycle permettant de préparer le diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en « Eurojournalisme » ouvert aux candidats de l'Union européenne et du reste du monde, diplômés d'une école de journalisme ou disposant d'une expérience professionnelle. Ce DESS forme les futurs spécialistes de l'information européenne. La formation se déroule en deux temps, à Strasbourg et à Bruxelles.

Une formation destinée aux techniciens est accessible à toute personne justifiant d’une expérience professionnelle de 10 années dans le secteur audiovisuel (monteur, preneur de son, etc.), la formation de journaliste reporter d’images dure 20 semaines et elle est sanctionnée par un diplôme d’université (DU).

2e exemple : l’Ecole de journalisme de Toulouse

Cet établissement privé, associatif, d'enseignement supérieur est reconnu par les organismes paritaires de la presse qui ont confirmé son agrément professionnel le 20 décembre 2001. Pour former des jeunes diplômés au métier de journaliste dans la presse quotidienne régionale, nationale, dans les médias audio-visuels et dans les périodiques. La durée de la formation est de vingt mois à l'école (2x8 mois entre octobre et mai pour les deux premières années et 1x4 mois entre octobre et janvier pour la troisième année) et vingt semaines de stage au minimum dans les entreprises de presse entre juin et septembre après les deux premières années et entre février et juin de la troisième année. La formation est sanctionnée par le diplôme de fin d'études de l'École de journalisme de Toulouse après soutenance d'un mémoire. L'entrée à l'EJT est subordonnée aux résultats d'un concours d'entrée accessible aux étudiants munis d'un diplôme de niveau 2 ans après le baccalauréat ou bien d'un baccalauréat accompagné d’une expérience journalistique.

Plusieurs écoles existent qui proposent des formations de journaliste.

Diplôme

Diplôme de journalisme agréé par l’Etat, licence, maîtrise.

Ecoles

Conditions d’entrée

Durée des études

Centre de formation des journalistes (Paris)

DEUG et licence

2 ans

Ecole supérieure du journalisme (Lille)

DEUG ou diplôme équivalent

2 ans

Centre universitaire d'enseignement du journalisme (Strasbourg III)

Maîtrise des sciences et techniques de journalisme et techniques de l'information

6 semaines de certificat préparatoire et 2 ans

Ecole des hautes études en sciences de l'information (Neuilly-Plaisance)

DEUG, DUT, BTS, 24 ans

Un an pour la licence d’information et de communication, deux ans pour la maîtrise

Ecole de journalisme et de communication (Marseille)

DEUG, BTS ou DUT et concours d'entrée

2 ans, sanctionnés par une maîtrise de sciences et techniques en journalisme et communication

Institut pratique de journalisme (Paris)

DEUG et concours d'entrée

2 ans

IUT (Bordeaux)

Baccalauréat et examen d'entrée

2 ans

IUT (Tours)

Baccalauréat et examen d'entrée

2 ans

Emploi
Journaliste : 
  • Le problème du journalisme équestre tient à l’étroitesse du créneau (peu de magazines et aucun quotidien). D’autre part, les magazines spécialisés fonctionnent à partir de micro-équipes où l’on trouve peu de salariés mensualisés. Pour certains journalistes, leur carrière évoluera en leur permettant de devenir rédacteur en chef (ou adjoint).
  • Pour ce qui concerne l’animation ou le journalisme à la télévision, même constat : beaucoup de candidats mais peu d’élus.
  • La nouvelle vague d’Internet en revanche ouvre les portes de l’écriture à de nouveaux talents comme à des anciens désireux de changer de support.

Pigiste : 

  • De plus en plus de professionnels du cheval sont sollicités pour écrire comme pigistes des articles spécialisés : vétérinaires, avocats, cavaliers, chercheurs, etc. L’activité de pigiste ne permet pas véritablement de gagner sa vie, d'une part parce que les journaux spécialisés sont peu nombreux, d'autre part, parce que ces journaux fonctionnent déjà avec un petit groupe de journalistes permanents. Le paiement du pigiste se fait à la feuille (1500 caractères) pour une somme oscillant entre 50 € et 120 €.
  • On trouve parfois des journalistes occasionnels, pigistes ou salariés, pour animer des émissions de radio. Plusieurs émissions de télévisions ont vu le jour récemment : le magazine du cheval tous les dimanches sur FR3, le magazine Jappeloup sur Pathé Sport, tous les 15 jours, Eurosport qui retransmet des compétitions équestres. Une chaîne de télévision entièrement consacrée au cheval, Equidia, peut à terme recruter des journalistes. Pour les pigistes, aucune véritable formation spéciale, ni aucun diplôme n’ont été mis en place car la pige est une activité spécialisée.
  • En réalité, la pige peut être assurée par un journaliste professionnel comme par un occasionnel qui écrit un article technique. Beaucoup de journalistes pigistes travaillent pour les magazines équestres, sans pour autant pouvoir être des salariés réguliers. On trouve donc des journalistes (formés et diplômés) qui travaillent à la pige, et des techniciens (cavaliers, éleveurs, randonneurs), qui écrivent sur des thèmes spécifiques et qui eux aussi sont rétribués à la pige (c’est à dire à la ligne).

Point de vue : le travail de journalisme est un vrai beau métier pour qui aime l’écriture et les gens. La niche professionnelle est un peu limitée car le nombre de parutions nationales n’augmente pas. Parfois des opportunités peuvent se présenter. Par exemple, la création de la Revue officielle de l’Equitation (REF) est à la base un document interne qui peu à peu, du fait du travail des journalistes, devient quasiment un magazine. L’écriture sur Internet, tout en étant différente de celle de la presse écrite permet une ouverture certaine pour de nouveaux journalistes. En tout cas, plus que partout ailleurs, il faut s’accrocher.

  • Ecole supérieure de journalisme de Lille

  • Association de la presse équestre française (APEF)

  • Centre de formation des journalistes (Paris)

  • Centre universitaire d'enseignement du journalisme (Strasbourg III)

  • Ecole de journalisme et de communication (Marseille)

  • Ecole de journalisme (Toulouse)

  • Ecole des hautes études en sciences de l'information et de la communication

  • Institut pratique de journalisme (Paris)

  • Institut universitaire de technologie (IUT de Bordeaux)

  • Institut universitaire de technologie (IUT de Tours)

  • Syndicat national des journalistes (SNJ)

  • Syndicat national de la presse équestre (SNPE)
   
   
   
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