Gilbert de Keyser  la filiere equestre

 

 

Les métiers du cheval :

Généralité

A cette époque (jusqu’en 1970), les goémoniers utilisaient les chevaux pour tracter leur charrette dans l’eau. Les zones fréquentées ne concernaient que le littoral, ou il y a peu de fond. C’était une activité spécifique au Nord Finistère, à faible revenu et cela obligeait les paysans de la mer à être également des paysans de la terre. Les algues étaient utilisées pour se chauffer et entraient dans l’alimentation des animaux. (Vaches et chevaux) fraîches ou en farine (très protidiques). A partir du 16 ième siècle on utilise les cendres d’algues pour faire le verre jusqu’en 1790. Alors que dans les fermes, les paysans possédaient de puissants attelages de postiers bretons, les goémoniers utilisaient des chevaux plus petits et plus nerveux. Ces chevaux étaient dressés très tôt puisqu’en dehors de l’apprentissage classique de la traction, il fallait les habituer à vivre avec de l’eau jusqu’au poitrail. Cela se faisant par imitation de la mère. Les goémoniers savaient soigner leurs chevaux, avec des remèdes ancestraux (la saignée pour les coups de sang ; une plante (louzaouenn ar groaz) pendu au cou du cheval contre la colique. Pour le ferrage, les maréchaux fabriquaient des fers spéciaux, mais les goémoniers savaient ferrer leurs chevaux eux mêmes.

Définition

En réalité, le métier de goémonier n’est pas un métier du cheval, comme on le dirait pour un cavalier professionnel. Il ressemble davantage au débardeur ou aux paysans de montagne qui se servent encore des chevaux dans les endroits inaccessibles aux véhicules à moteur. 

Il n’y a donc pas de véritable formation liée au cheval aujourd’hui. On ne peut parler de ce métier particulier sans faire mention de la charrette (ar c’harr) avec laquelle les goémoniers ramenaient leur récolte. Celle-ci est un véhicule amphibie roulant dans l’eau comme sur les dunes, navigant également, démontée et rangée à bord des bateaux. Ces charrettes de la cote (kirri an arvoriz) sont moins grandes que celles de l’intérieur des terres. Elles évoluent avec le temps et la modernité, et l’on trouve des roues en bois cerclée de métal puis des roues en caoutchouc. On trouve parfois des chevaux bâtés (le bat = ar c’herierou) dont le fonctionnement ressemble à du bâtage ordinaire. Puis de la même manière que dans l’agriculture traditionnelle, les chevaux ont été remplacés par des tracteurs puis les bateaux emplis d’algues ont trouvé des grues pour les décharger directement sur les quais.

Formation

La formation de goémonier (en fait marin pécheur) relève du ministère de la pêche.

Emploi 

Le diplôme pour ce type de métier est le même que pour un patron de pêche côtière

Notre point de vue : Evidemment, il n'y a plus de goémonier en activités car ils travaillent aujourd'hui avec des bateaux. Ils sont devenus des marins. . C’est la fin des goémoniers travaillant avec des chevaux, mais après tout on peut quand même en parler car c’était un vrai métier du cheval. On peut comparer cette activité à celle des paysans terriens qui travaillaient avec des attelages, parfois même assez tard dans le temps pour ce qui concerne la vigne par exemple. Aujourd’hui, c’est un métier de marin pécheur et souvent le bateau sert à la fois pour la pêche et pour le ramassage du goémon selon les saisons alors qu’autrefois c’était un métier partagé entre l’agriculture et le goémon. Il semblerait en tout cas que cette activité soit d’un bon rapport.

   
   
   
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