Gilbert de Keyser  la filiere equestre

 

 

Présentation

L'enseignement agricole en France assure la formation d’environ 175 000 élèves par an. Les centres de formation se répartissent en deux secteurs :

  • l'enseignement public (40%),
  • l'enseignement privé sous contrat avec l'Etat (60%).

Enseignement public

215 établissements relevant de l'enseignement public existent en France. Leur promotion est assurée par l'Association pour la promotion de l'enseignement et de la formation agricoles publics (APREFA). Ces établissements sont répartis sur l'ensemble du territoire et proposent 3 voies de formations :

  • la formation initiale dans 215 lycées publics ;
  • la formation par l'apprentissage dans 102 centres de formation d'apprentis (CFA) ;
  • la formation professionnelle continue dans 156 centres de formation professionnelle pour adultes (CFPPA).

De plus, 23 établissements d'enseignement supérieur forment des ingénieurs, des vétérinaires, des paysagistes, des enseignants et des chercheurs.

Enseignement privé

La formation privée est partagée entre les établissements catholiques d'enseignement agricole (CNEAP), les maisons familiales rurales (MFR) et l'Union nationale rurale d'éducation et de promotion (UNREP). Tous les établissements proposent les 3 voies de formations pour des diplômes allant de ceux délivrés  en classe de 4e jusqu’à ceux du niveau 4 ans après le baccalauréat :

  • la formation initiale ;
  • la formation par l'apprentissage ;
  • la formation professionnelle continue.

Validation de l’expérience

Une loi votée en première lecture par l'Assemblée nationale le 20 juillet 1992 a instauré un nouveau droit. Elle reconnaît que l’activité de travail produit des compétences au même titre que la formation. La mise en place de ce dispositif au Ministère de la Jeunesse et des Sports est récente. Le décret et les arrêtés datent de février et mars 1999. La validation des acquis de l'expérience (VAE) représente pour le système français de formation continue une vrai révolution et pour les citoyens un droit nouveau.

Faire reconnaître les acquis de l'expérience et obtenir un diplôme, un titre ou une qualification seront possibles à partir de 3 années d'expérience dans le cadre d'une activité, que celle-ci soit rémunérée ou bénévole. Pour obtenir cette qualification, un dossier devra être déposé pour qu’il soit analysé par un jury. Cette loi facilite l'accès à des diplômes reconnus et permet la progression professionnelle et l'élargissement des compétences. Elle modifiera très sérieusement l'action des organismes professionnels.

Les titres et les diplômes professionnels sont élaborés en concertation avec les branches professionnelles et répondent à des besoins de qualifications particulières. Les commissions professionnelles consultatives (CPC) donnent leur avis sur les diplômes délivrés par l’Etat et sont réunis sous la responsabilité des ministères chargés de formation technique.

La commission technique d’homologation des titres et diplômes de l’enseignement technologique et professionnel (CTH) vérifie l’adéquation entre les titres homologués et les qualifications nécessaires pour l’exercice des métiers. L’homologation consiste en une classification des titres par niveau de qualification (du niveau 5 au niveau 1). Les branches professionnelles, au sein des commissions paritaires nationales de l’emploi (CPNE) travaillent avec les partenaires sociaux sur les certificats de qualification professionnelle (CQP).

   
   
   
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