Gilbert de Keyser  la filiere equestre

 

 

Présentation

Les années 1970 ont vu naitre les premiers pas du tourisme équestre mais également la montée des métiers dans le monde de l’équitation (moniteur, instructeur). On voit apparaitre les trois grandes directions que seront le Poney club de France, la Fédération équestre de France (FEF) et l’association nationale de tourisme équestre (ANTE) alors que déjà existent les courses et l’élevage avec leurs métiers et emplois correspondants aux besoins.

Les années 1980 voient naître l’idée de professionnalisation. Le ministère des sports codifie les métiers de l’encadrement et de l’animation (1984) et rend obligatoire les diplômes pour exercer contre rémunération en mai 1995 (art 37 du code des sports). Parallèlement, on voit fleurir les ranches et autres centres de tourisme équestre. La Fédération des randonneurs équestres de France (FREF),  l’association de tourisme équestre (ANTE) et l’association professionnelle de tourisme équestre (APTE-France)   proposent des formations d’accompagnateur, de guide, de directeur de randonnées ou de maîtres randonneurs. Suite à une prise de décision de la FREF, choisissant de fédérer les pratiquants, les professionnels présents dans cette fédération partent et en compagnie de quelques transfuges de l’ANTE et créent l’APTE France.

Deux groupes liés au cheval militent pour mettre en place des structurations professionnelles. Il s’agit du groupe cheval de TER (Tourisme en espace rural) animé par Henry GROLLEAU et composé de l’Association Nationale de Tourisme Equestre (ANTE), de la Fédération des Randonneurs Equestres de France (FREF), du Syndicat National des Entreprises de Tourisme equestre (SNETE), de l’Association professionnelle de tourisme équestre (APTE France) et des représentants de la fédération française d’équitation (FFE), du ministère des sports, de l’agriculture et du tourisme. Le second groupe est la commission paritaire nationale de l’emploi des entreprises équestres (CPNE EE) composé du groupement hippique national (GHN), du Syndicat national (SNEEPEE) du syndicat national du tourisme équestre (SNETE) et des syndicats de salariés tel la CGT, FO ou la CFDT.

Les années 1990 sonnent le glas de toutes les tentatives d’organisation de la filière cheval, faute de s’entendre. Le poids du ministère des sports, de ses règlements et de ses diplômes d’états pèsent sur la vie des professionnels du cheval. Le rapprochement des trois branches équestres, poney club de France, ANTE et FEF, amenant la naissance d’une fédération unique, la FFE, laisse à croire que la filière est organisée autour des sports équestres. A plus forte raison, lorsque en mai 1995, les diplômes de la FFE (ATE, GTE et BAP) sont homologués et permettent d’exercer contre rémunération. Le ministère des sports en profite pour rajouter à son texte la notion d’accompagnement en plus de l’enseignement et de l’animation.

C’est la fin des formations de la FREF et de l’APTE France. En 1998, le groupe cheval de l’association TER implose. Des conflits naissent au sein de la CPNE EE, jusqu’à la création d’une seconde CPNE EE. En 1999, fin des homologations des diplômes fédéraux, mais une première année de sursis est signée par l’état. En 1999, l’APTE France cesse d’exister. La FREF change de nom et devient la confédération des usagers des loisirs équestre (CNULE) en 1998. Coups durs pour le tourisme équestre professionnel qui rate son émancipation. Mauvais choix de la part des  responsables de la Direction nationale de tourisme équestre (DNTE) qui continue à lutter pour que les diplômes fédéraux soient changés en diplômes professionnels au lieu de créer les formations et diplômes spécifiques. En réalité, la loi ne le permet pas et en aout 2007 fin définitive de ces diplômes fédéraux. Il est à noter que l’équitation n’est pas spécialement visée. Tous les diplômes fédéraux homologués (du tir à l’arc jusqu’au guide de haute montagne) perdent leurs agréments.

Les années 2000 voient la complète transformation de la filière équestre. Les agréments fédéraux tombent et l’on voit le Brevet d’état d’éducateur sportif (BEES 1) disparaitre également (bien que les anciens diplômes soient toujours valables). La FFE resserre ses activités et reprend à son compte la gestion des activités de tourisme équestre. Toutes les activités au début indépendante (l’équitation western, l’équitation camarguaise, le TREC, l’endurance…) finissent par être digérées par cette super fédération (plus de 700 000 adhérents). Il faut noter également le lâchage de la FFE vis-à-vis du groupement hippique national (GHN), pour des raisons de légalité car l’une trop proche de l’autre. Notons d’ailleurs que le même GHN s’est trouvé en difficulté dans le cadre de sa représentativité auprès de la commission paritaire (CPNE EE). Notons également que la France qui a voté une TVA à 5.5% dans le cadre agricole pour les entreprises équestre se trouve condamnée par l’Europe. Il ne faut pas oublier les turbulences des années 2004 / 2005 ou l’on a vu la FFE perdre son agrément national de représentativité pour des raisons statutaires et de conflits internes, agrément qu’elle a finalement retrouvé.

En revanche, tous ces événements ne sont certainement  pas étrangers aux bouleversements incroyables survenus durant ces mêmes années pour la FFE, pour la filière équestre professionnelle, pour le tourisme équestre et surtout pour les professionnels du cheval eux-mêmes. Tous ces changements sont  fondamentaux pour comprendre le nouveau paysage professionnel qui existe aujourd’hui :

Année 2001 : mise en place des formations et des brevets professionnels JEPS (jeunesse, éducation populaire et sport) remplaçant le BEES 1 avec leurs 5 options (équitation classique, équitation western, équitation de travail, tourisme équestre et attelage). Ce nouveau diplôme se décline en 10 UC capitalisables. Création de la fédération interprofessionnelle du cheval de sport, des loisirs et du travail (FIVAL). Cette fédération est née de la volonté du GHN, de la FNC, la Chambre syndicale du commerce des chevaux de France (CSCCF), du Syndicat national des exploitants d’établissements professionnels entreprise équestre (SNEEPEE)

Année 2002 : la branche équitation entre dans le secteur agricole et quelques temps après obtient de passer de la TVA à 19.6 à une TVA de 5.5%. Ce fut un souffle d’air financier pour tous les centres équestres. Création de l’association Equi-liberté, par des transfuges du comité national du tourisme équestre qui ne se sentaient plus représentés au sein de la FFE. La fédération des randonneurs équestre (FREF)  revient sous ce nom, après avoir abandonné celui d’association de consommateurs. Elle s’affilie à la fédération sportive et gymnique du travail (FSGT) dans laquelle elle représente les activités équestres. Elle propose de nouveau des formations et diplômes fédéraux de pratiquants et d’accompagnateur  bénévole.

Année 2005 : Création du certificat de qualification professionnelle d’assistant soigneur animateur (CQP ASA) de niveau V, mis en place par la commission paritaire (CPNE EE) et validé par la commission professionnelle des certifications registre national des certifications professionnelles (RNCP). Il se décline en 4 Unités capitalisables.

Année 2009 : La FFE fait entrer les titres fédéraux brevet d’animation poney (BAP) et le diplôme d’accompagnateur de tourisme équestre (ATE) dans la liste des diplômes professionnels parus sur la liste de la commission  (RNCP).

Année 2010 : Le certificat de qualification d’enseignant animateur équestre (CQP EAE), présenté par la commission paritaire (CPNE EE) apparait en décembre et l’arrêté parait au journal officiel l’année suivante.

Année 2011 : Mise en route du certificat de qualification d’organisateur de randonnées (CQP ORE) , de niveau IV avec le nom de guide équestre sur la grille des salaires. Il se trouve sensiblement au même niveau que les BP JEPS. Passage du BAC PRO en trois ans et création du BAC hippologie en plus de celui sur l’élevage.

Année 2012 : Changement du contenu des textes concernant le BP JEPS équitation (Encadrement et animation d'activités de loisir, d'initiation, de découverte et de préparation aux premiers niveaux de compétition en équitation est remplacé par Conduite de séances et de cycles d'enseignement jusqu'au premier "niveau de compétition en équitation). Celui du BP JEPS TOURISME (Encadrement et animation d'activités de loisir, d'initiation, de découverte et de préparation aux premiers niveaux de compétition en tourisme équestre est remplacée par Conduite de séances et de cycles d'enseignement jusqu'au premier niveau de compétition en tourisme équestre. Accompagnement de randonnées pour tout public et sur tout itinéraire). Création le 15 septembre 2012, de l’association de promotion du tourisme équestre avec un site associé (www.guide-touristique-equestre.com). Le but est d’animer le milieu du tourisme équestre professionnel en collaboration avec le syndicat national des entreprises de tourisme équestre (SNETE). Création le 15 septembre 2012, du premier syndicat spécialisé de la presse équestre, avec pour mission de regrouper et défendre les intérêts des  divers acteurs de la presse n’ayant pas accès à la carte de presse de journaliste professionnel.

2013 / 2014 : Ces deux années sont riches en nouveautés, que ce soit au niveau des professionnels, des amateurs que de l’état français :

  • Création de la fédération de dressage artistique par des passionnés de l’art équestre et des chevaux qui dansent, entre le dressage et le spectacle équestre (http://www.largi2.com/).
  • Création le 16 janvier 2013, au salon du cheval d’Avignon, du premier syndicat des artistes équestres, avec pour mission de fédérer les artistes et créer des formations et des diplômes spécifiques.
  • Création le 18 décembre 2013,  de l’association de promotion du spectacle équestre, avec en corolaire le site Internet www.guide-du-spectacle-equestre.com.
  • Le 1er janvier 2014, application d’une nouvelle directive de la France et de l’Europe concernant la TVA ds activités équestre qui passe de 7% à 20% par l'article 279 b sexies du CGI qui permettait d'appliquer un taux de 7 % par un décret pris   en date du 13 novembre par le Gouvernement (voir chevalinfo.com)
   
   
   
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