Gilbert de Keyser  la filiere equestre

 

 

Hors de tout aspect politique ou syndical, on peut avancer quelques remarques sur l’évolution des métiers dans la filière équestre, des années 1980 jusqu’à nos jours, ainsi que sur celle qui l’on préfigure pour les années à venir. Cela permettra à tous les jeunes qui souhaitent prendre une telle direction professionnelle de le faire en toute connaissance de cause.

Que ce soit dans le tourisme équestre, dans l’équitation classique ou dans le milieu agricole, les années 1980 ont été synonymes de construction de la filière. Il faut dire que jusqu’à cette époque, moniteur, guide ou palefrenier n’étaient pas vraiment des métiers.

Beaucoup balbutiaient des solutions quand ils n’étaient pas en conflit, qu’ils soient issus de l’Association nationale pour le tourisme équestre (ANTE), de la Fédération des randonneurs équestres de France (FREF), de la Fédération équestre française (FEF) puis dans les années 1985, de l’Association des professionnels de tourisme équestre France (APTE).

Un certain Jean-François Chary, vétérinaire et ci-devant président de la FEF, réunit le Poneys club de France, l’ANTE et les sports équestre pour en faire la nouvelle FFE. Quelques dissidents de l’ANTE et la FREF créaient l’APTE France.

Durant ces années, les interlocuteurs syndicaux classiques, à l’initiative du Groupement hippique national, se réunissent et fondent la Commission paritaire nationale de l’emploi des établissements équestres (CPNEE EE).

Jusqu’en 1995, aucun diplôme n’est homologué. Pour travailler dans l’équitation, il faut posséder le monitorat d’Etat. Puis, l’ATE et le GTE sont homologués. Durant les années 1990 à 1998, les acteurs du tourisme équestre (la FNC, l’ANTE, l’APTE France, le syndicat des maîtres randonneurs, guides et accompagnateurs (SMERGA), la FREF) travaillent au sein de l’association Tourisme en espace rural (TER) animée par Henry Grolleau. Pendant ce temps, le reste de la filière cheval s’organise : les courses pour les lads et les jockeys, la partie agricole pour les éleveurs, les maréchaux-ferrants, les palefreniers.

Aujourd’hui une nouvelle donne est apparue : les nouveaux textes du Ministère de la Jeunesse et des Sports ont été votés le 6 juillet 2000 et la mise en place des brevets professionnels sportid (BP JEPS, DEJEPS, DES JEPS) issus de ce même texte de lo ont remplacé les BEES. On peut donc dire qu’il y aura eu un grand chambardement de 2000 à 2012, puisque on aura vu apparaitre les certificats de qualification (CQP) et vu la fin définitive des diplômes fédéraux homologués.

En tout état de cause, on peut dire que les métiers dans le monde du cheval finissent par être organisés. Pourtant, n’allons pas croire qu’il y a tant de place que cela. Les métiers sont nombreux, les formations sont difficiles et les places sont limitées. Les candidats devront beaucoup travailler et être parmi les meilleurs. En fait, la filière cheval n’est pas différente des autres secteurs professionnels des économies occidentales.

   
   
   
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