Gilbert de Keyser  la filiere equestre

 

 

Nature du travail

Les titulaires du CAPA (maréchal-ferrant) aide à préserver et améliorer le fonctionnement physiologique du pied des chevaux. Ces ouvriers préparent et façonnent les ferrures courantes et participent à la préparation et à la pose des ferrures orthopédiques et thérapeutiques.

Deux cursus seulement donnent accès à la profession de maréchal-ferrant. Diplôme de base, le CAP agricole prépare à la pratique auprès des chevaux comme à la gestion de l'entreprise. Le BTM renforce les bases de ferrage et permet d'approfondir les connaissances en orthopédie, santé, hygiène.  A noter : on peut devenir maréchal-ferrant au sein de la prestigieuse garde républicaine après recrutement comme sous-officier de gendarmerie et formation complémentaire.

Fabriquer des fers sur mesure : Les sabots ne sont rien d'autre que des ongles, qui poussent en permanence. Il faut donc les nettoyer et les ferrer environ tous les mois. Après avoir retiré l'ancien fer, le maréchal-ferrant « pare » le pied de l'animal, en prenant soin d'enlever l'excédent de corne à l'aide d'un boutoir et d'un rogne-pied. Une fois le fer chaud, il est transformé en semelle, ajusté au sabot, puis cloué ou collé selon l'activité (course, corrida, promenade, repos...). C'est donc une confection sur mesure. Des fers thérapeutiques ou orthopédiques peuvent être utilisés en cas de pathologie ou de défaut d'aplomb du cheval.

Veiller à l'état de santé du cheval : Outre le travail de ferrage, le maréchal-ferrant veille à la santé générale de l'animal. Aussi peut-il prendre en charge l'hygiène de la bouche et des dents du cheval pour lui éviter tout souci de masticage, de déglutition et de digestion. Mais, dans ce domaine, il est en concurrence avec les vétérinaires, et avec les dentistes équins, métier récent mais sans formation professionnelle dédiée.

Compétences requises : Résistance physique : Manipuler le cheval, le maîtriser s'il manifeste son mécontentement, se courber au-dessus du sabot, se baisser pour attraper les outils (dégorgeoir, dérivoir, mailloche...) ou porter le matériel de forge... Autant de postures, inhérentes à l'activité du maréchal-ferrant, qui mettent le dos à rude épreuve. S'il n'est pas nécessaire d'être particulièrement fort, une grande maîtrise de soi aide à approcher l'animal et à le calmer, ce qui évite de le sangler.

Savoirs et savoir-être : Sur un plan pratique, il faut connaître les techniques de forge, l'anatomie du pied du cheval, et les soins à lui apporter. Ce métier exige donc des connaissances scientifiques associées à un esprit pratique. Sans compter un intérêt pour les chiffres et de la rigueur afin de bien gérer l'entreprise. Enfin, le goût du contact facilite les relations avec la clientèle.

Lieux d’exercice et statuts : 700 à 1000 km par semaine. Fini le temps où les gens venaient avec leur cheval à la forge ! Aujourd'hui, c'est le maréchal-ferrant qui se rend dans les écuries. La forge à gaz a, en effet, remplacé la forge à charbon. Au volant d'une camionnette spécialement équipée (outils, four, seaux, tabliers...), il sillonne un département ou une région.

Indépendant ou salarié, le maréchal-ferrant travaille seul et, dans 70 % des cas, en tant que travailleur indépendant. Dans certains centres équestres d'envergure, il peut obtenir un statut de salarié. Au sein de l'armée (gendarmerie, garde républicaine, armée de terre), la filière cheval fait aussi appel au savoir-faire du maréchal-ferrant.

Un travail très physique : Le contact avec les chevaux est parfois musclé. Si les animaux ne ressentent aucune douleur à la pose des fers, se tenir une patte recourbée, de façon prolongée, leur est désagréable. D'où quelques rébellions et ruades pas toujours faciles à maîtriser. Respirer la fumée du sabot chauffé par le fer brûlant ne doit pas rebuter. Idem pour l'activité en extérieur. Mais cet emploi ne se résume pas à un tête-à-tête avec le cheval. Le maréchal-ferrant est au contact des propriétaires de chevaux ou des directeurs de centre équestre.

Brevet technique des métiers (BTM) : Le titulaire du (BTM) Maréchal-ferrant est soit un travailleur indépendant, sous statut d'artisan rural souvent, soit un salarié d'une entreprise de maréchalerie ou du milieu équestre. Une formation spécifique permet à certains de travailler dans l'armée ou au régiment de cavalerie de la garde républicaine. D'autres choisissent d'acquérir des connaissances supplémentaires en hippologie, en soins vétérinaires et en anatomie du pied pour exercer une profession rare et donc recherchée : l'orthopédie équine. Passionné de cheval, c'est un prestataire de service ambulant qui arrive avec son atelier dans son véhicule. Il connaît l'art de forger et les ferrages courants des chevaux selon leurs activités (courses, loisirs,...) et leurs sabots. Il confectionne et pose aussi des ferrures orthopédiques et pathologiques voire thérapeutiques. Pour ces dernières productions, il peut travailler avec un vétérinaire. Le métier exige une excellente condition physique, aussi exercer une autre activité facilite une reconversion qui intervient tôt ou tard. Comme pour beaucoup d'artisans ruraux, la diversification est fonction du devenir de son milieu rural, départemental ou régional.

Point de vue : Des emplois au compte-gouttes. La mode de l'équitation auprès du jeune public a de nouveau mis en lumière le maréchal-ferrant, qualifié il y a peu de métier du passé. Les effectifs ont même cru ces dernières années, même si le secteur reste très confidentiel. Pour preuve : environ 1700 emplois se rapportent à la maréchalerie alors que la filière équine en compte 65 000. Rares sont ceux qui bénéficient du statut de salarié. Sur les 1700 professionnels recensés, 1500 gèrent leur entreprise en tant qu'artisans. La plupart des maréchaux-ferrants sont des hommes, mais les femmes peuvent aussi s'y faire une place. Tous doivent accepter les week-ends grignotés, pour cause d'urgence. Beaucoup changent de métier, après plusieurs années menées tambour battant.

Adresses utiles

UFM - Union française des maréchaux-ferrants
rue Gutenberg
28600 Luisant
06 26 21 27 23

www.afasec.fr

www.haras-nationaux.fr

www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/garde_republicaine

www.equiressources.fr

http://agriculture.gouv.fr/Enseignementagricole

Noms d'établissements          

Antenne de Verdun du CFA EPL AGRO
Bar-Le-Duc
Verdun 55100

CFA agricole de la Lozère, site de Marvejols
Marvejols 48100

CFA de la Chambre de métiers et de l'artisanat de l'Oise
Beauvais 60006

CFA du Comminges 
Gourdan-Polignan 31210

Lycée agricole de la baie du Mont Saint-Michel
Saint-Hilaire-du-Harcouët 50600

   
   
   
© ALLROUNDER